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L’ÉCHO, 20 août 2013

lundi 9 septembre 2013, par Le Ptit Cirk

« Hirisinn, l’histoire de la vie »
Bien sûr, comme dans toute histoire, il y a une histoire. Celle racontée par les quatre acrobates et voltigeurs du « P’tit Cirk », parle de filiation, de transmission, d’amour aussi. Il y a cet homme, crâne chauve, et deux garnements échevelés. Il y a cette femme aussi, ballottée, écartelée entre les trois. Au trapèze, aux anneaux chinois, à même le sol, sur les câbles et les poteaux du chapiteau, tous se courent après, se suspendent, se torturent, volent, tombent…


Mais ce qui se joue pendant plus d’une heure sous ce chapiteau, c’est tout simplement la vie. Avec ses émotions brutes, celles que d’ordinaire, on tente d’enfouir bien profond, trop profond, pour que personne ne puisse les lire. Celles qui déchirent les visages du public quand le trapèze devient le seul lien qui relie les artistes à la réalité. Celles qui éclatent des gorges de tous, adultes et enfants, quand l’un des voltigeurs, soudain, se fait clown. Celles qui perlent au coin des yeux quand l’accordéon, là-haut se fait plus tendre et que le sax se la joue mélancolique. Et puis celle qui transcende tout, l’amour. L’amour de l’art, tant ces hommes et cette femme donnent. L’amour des autres, qui rayonne. L’amour du frisson (comme on aime les détester, ces acrobates fous qui se jettent dans le vide !). L’amour tout court.
Qui aime la vie et ne craint pas de la vivre pleinement, entrera donc sous le chapiteau du « P’tit Cirk », pour en prendre une grosse goulée, « Hirisinn », c’est de la magie, de la folie.